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 J E U X  O L Y M P I Q U E S 
Dossier
Présentation - Origine et développement des jeux Organisation des jeux à OlympieLes diverses épreuves  - Entraînement et hygiène de l'athlète - Le site d'Olympie et l'Altis - Les autres grands jeux : Delphes, Némée et Corinthe - Textes anciens - Bibliographie et liens 
Activités
Jeux antiques et modernes - Les jeux dans l'Iliade - A propos d'une Fable de La Fontaine - "Je suis né à Olympie..."

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Les spectateurs

 

Les jeux olympiques ont pu, au cours des temps, attirer de grandes foules de spectateurs. On peut alors s'étonner du manque relatif d'équipements destinés à les recevoir.

On remarque tout d'abord que le stade n'était qu'un talus : si on trouve à Delphes des gradins de pierre, ils sont dus à Hérode Atticus et datent donc de la période romaine. A Olympie, quelques rares sièges en marbre étaient réservés aux seuls notables. Et pourtant, il est probable qu'il y eut certaines années jusqu'à quarante mille spectateurs lors des jeux. Bien entendu chacun pouvait choisir d'assister à l'épreuve qu'il prisait le plus. On a remarqué que Pindare glorifie essentiellement les vainqueurs de courses de char, puis de pancrace : sans doute cela indique-t-il les goûts de la classe aisée.

Ceux qui avaient fait le déplacement à Olympie ne trouvaient que de rares auberges pour se loger : Finley note qu'il aurait été étonnant qu'on construisît quelque établissement important pour une panégyrie qui n'avait lieu que tous les quatre ans. Il semble donc que les spectateurs dormaient en plein air, sous des tentes et qu'ils se nourrissaient grâce à ce que proposaient des marchands ambulants. Tout ceci était bien inconfortable : c'est pourquoi Epictète peut indiquer dans ses Entretiens que le caractère mémorable du spectacle fait oublier l'inconfort.

Petit à petit, on dut aussi créer une police temporaire pour gérer cet afflux de population ; on nommmait notamment un commissaire au marché temporaire qui avait le droit de donner des amendes sur-le-champ aux marchands ambulants indélicats...

En dehors des amateurs de compétitions athlétiques, venaient également à Olympie lors des jeux ceux qui voulaient participer aux cérémonies religieuses ou simplement "voir les merveilles d'Olympie" : le mot d'Epictète selon lequel "mourir sans avoir vu Olympie est considéré comme un grand malheur" doit recouvrir une réalité.

 

Epictète, Entretiens

 

Plutarque
Dans le public...

   

Bibliographie

Finley et Pleket, 1000 ans de jeux olympiques, Perrin, 2004, chapitre Spectateurs et Equipements