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Plutarque est né en 50 après J.-C. à Chéronée,
en Béotie, d'une famille très ancienne. Après de
solides études, il vient à Rome donner des conférences,
puis revient dans sa chère patrie. Il devient Archonte et prêtre
d'Apollon, grand prêtre de Delphes.
Il nous a laissé une oeuvre considérable, dont
- les Vies parallèles qui forment des biographies d'hommes
illustres ; il y met en parallèle un Grec et un Romain célèbres
comme Démosthène et Cicéron, Aristide et Caton,
etc.
- des oeuvres morales : 80 opuscules sur des sujets très divers.
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Quelques anecdotes
De nombreux extraits permettent de compléter notre documentation
sur des points de détail
- l'origine (?) de la lutte
- l'attitude du public.
L'Affaire Alcibiade
On peut essayer de déterminer quelle est la tradition que suit
Plutarque lorsqu'il rapporte cette affaire.
D'une part il ne souligne pas, comme Thucydide, les implications politiques
de cette affaire mais elles sont sous-entendues, dans la mesure où
il note que de nombreuses villes envoient à Alcibiade de quoi
soutenir le train magnifique qui est le sien, rendant ainsi hommage
à la puissance d'Athènes par l'intermédiaire d'Alcibiade.
D'autre part il reprend l'opposition entre ce que peut un simple homme
privé par comparaison à ce que peut un roi. Plutarque
emploie le terme de "basileus" ; Thucydide notait pour sa
part que, précisément, ses concitoyens étaient
excédés par cette attitude , et qu'ils le soupçonnaient
d'aspirer à la tyrannie. Cet aspect est très important
pour un Athénien : Alcibiade se conduit "comme un prince"
; ses concitoyens en prennent ombrage car un simple citoyen ne peut
rivaliser avec la puissance d'un tyran ou d'un Roi ; Athènes
ne peut donc pas , à cause de son régime politique, briller
autant que des cités de moindre importance gouvernées
par un autre régime. Alcibiade veut remédier à
cette situation ; mais, en acceptant cependant, comme un prince, les
dons des cités de Chio et de Lesbos, il semble donner raison
à la méfiance des concitoyens ! Il est même inutile
de parler de calomnie, ( diabolè chez Plutarque) car le
fait même de recevoir ces présents de cités ou d'îles
, et non pas de simples particuliers est une preuve qu'il ne se conduit
pas comme un simple particulier...
On voit quelle était importance "politique" des Jeux.
Pour la "petite histoire", celle de l' "emprunt"
du cheval , elle n'a qu'une valeur anecdotique ; mais elle révèle
sans doute certaines pratiques qui avaient cours à l'époque
- tout autant que l'orgueil d'Alcibiade.
On lira également les textes d' Andocide, Thucydide et Isocrate
qui se rapportent à cette affaire.
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Texte 1
Vie de Thésée
Création des Jeux Isthmiques
texte
grec - texte
français - bilingue
Texte 2
Vie de Lycurgue
Le temps où Lycurgue a vécu
texte
grec - texte
français - bilingue
Texte 3
Vie de Solon
Cléobis et Biton
texte
grec - texte
français - bilingue
Texte 4
Vie d'Alcibiade
La triple victoire aux Jeux
texte
grec - texte
français - bilingue
Texte 5
Moralia
Dans le public
texte
grec - texte
français - bilingue
Texte 6
Propos de Table, 2, 4
L'origine de la lutte
texte
grec - texte
français - bilingue
Andocide
Thucydide
Isocrate
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Bibliographie
Plutarque, Oeuvres morales, traduction de Ricard, 3 tomes,
1844
Plutarque, Vies des hommes illustres, traduction d'Amyot.
Jacqueline de Romilly, Alcibiade, Editions de Fallois, 1978
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