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La lutte, le pugilat, le pancrace

   

Il convient de distinguer ces trois disciplines, en se souvenant que seule la lutte faisait partie, à l'origine, des jeux : elle constituait la dernière épreuve, décisive, du pentathle.

Homère, Iliade XXIII
La lutte

Plutarque, L'origine de la lutte

 
 


Lutteurs
vers 450 av. J.-C.
© [Louvre.edu]Photo H
. Lewandowski

 

Les documents concernant la lutte que nous ont laissé Pausanias et Philostrate paraissent parfois contradictoires. Le combat se faisait debout, et il s'agissait sans doute de faire tomber trois fois son adversaire à terre. Les coups les crocs-en- jambes étaient permis.
Il n'y avait que deux catégories : les jeunes gens et les hommes mûrs. Les athlètes étaient groupés par deux par tirage au sort juste avant le combat.

Nous possédons des descriptions fort intéressantes de ces combats

Théocrite, Les Dioscures

Philostrate, Arrichion

 

 

 

 

 

 

 


Parmi les grands lutteurs, certains ont laissé un souvenir impérissable, comme Milon de Crotone (entre 540 et 516 av. J.-C.)

Pausanias, Milon de Crotone

 
 

Lutteurs
© [Louvre.edu] Photo Erich Lessing

Lutteurs
photo MSM- 2004

Groupe de lutteurs
IIIè s. av. J.C.
© [Louvre.edu] Photo Erich Lessing

 
 

Ephèbe à la palestre
vers 470 av. J.-C.
© [Louvre.edu] Photo Erich Lessing

Le pugilat est une épreuve ancienne, comparable à notre boxe moderne. Les combattants entouraient leurs mains d'une fine courroie longue de dix pieds, en cuir de boeuf, enduite de graisse. Enroulée sur les poignets et sur les premières phalanges de la main, elle n'interdisait pas de plier les poings.

Ephèbe à la palestre
vers 470 av. J.-C.
© [Louvre.edu] Photo Erich Lessing

 
 

Vainqueur portant le vaincu
5ème siècle av. J.-C.
© [Louvre.edu] Photo Erich Lessing

A l'origine, les combattants n'étaient pas entièrement nus. Certains en témoignent, ainsi que certaines représentations, comme un stamnos du Peintre de Michigan, présenté à l'Asmolean Museum d'Oxford.

Homère, Iliade XXIII
Le pugilat

Anthologie
Les dangers du pugilat

 
 

Pugiliste au repos
Bronze -1er s. av. J.-C.
Rome - Musée National

© texteimage.com - photo Erich Lessing

On voit sur cette représentation
la manière dont les mains
étaient entourées de lanières de cuir

   
 

Lutteur
1er siècle
© [Louvre.edu] Photo Erich Lessing

 

Le pancrace unissait donc la lutte et le pugilat. Les combats étaient d'une très grande violence et il pouvait arriver que les combattants soient grièvement blessés.

De nombreux vases nous montrent les visages de ces combattants très mutilés par les combats. Certains boxeurs devaient leur surnom à ces blessures. Le Dr G. Rigatos (1) donne l'exemple d'Otholadias "celui qui a une oreille cassée" et d'Otolataxis "à l'oreille broyée".

Combat de boxe
photo MSM

 
 

Lutteurs de pancrace
6ème s. av. J.-C.
© Texteimage.com - Photo Erich Lessing

 

 

 

 

 

 

 

 
    (1)Dr G. RIGATOS, Athlétisme et santé, la santé par le sport, traduction et notes par F.-J. Herr, Revue O Lychnos, n° 98, janvier 2004, p. 30-33 et n° 99, avril 2004p. 45-49.