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 J E U X  O L Y M P I Q U E S 
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Hygiène et entraînement

Athlète à l'entraînement

©[Louvre.edu] Photo Erich Lessing

Conseils aux athlètes

Tous les auteurs tombent d'accord sur un point : devenir athlète olympique demande de l'endurance, de la ténacité et de solides qualités morales.
L'entraînement était en effet extrèmement dur et celui qui avait travaillé pour obtenir une place aux jeux n'était jamais sûr d'être choisi.

 

 

Texte

Épictète : Conseils

 

Menu de l'athlète

Jusqu'au 5ème siècle, pendant la période de 30 jours où ils s'entraînent à Élis sous la surveillance des hellanodices, tous les athlètes reçoivent la même nourriture faite de pain d'orge, de bouillie de froment, de noix, de figues sèches et de fromage frais.

C'est au milieu du 5ème siècle que l'entrîneur Dromeus de Stymphale, lui-même ancien vainqueur olympique, invente un régime carné pour que les athlètes aient de meilleures performances.

Texte

Pausanias : Dromeus, inventeur du régime carné.


Athlète devant une vasque

©[Louvre.edu] Photo RMN H. Lewandowski

Hygiène

L'exercice a lieu alors que l'athlète est à jeun. L'athlète prend un bain avant la séance d'entraînement, puis s'enduit le corps d'huile. Après l'entraînement, l'athlète prend un nouveau bain ou à des ablutions.

On connaissant également la pratique du massage - plusieurs vases présentent des athlètes en train de se faire masser le dos -, car on veillait particulièrement à la souplesse des athlètes.

Athlète versant de l'huile

©[Louvre.edu] Photo B. Oravec

 

Les vases nous montrent aussi que les jeunes gens possédaient tout un nécessaire pour leurs ablutions :
- de petits aryballes pour l'huile
- des strigiles pour gratter la poussière
- parfois même des éponges.

Portraits d'athlètes avec strigiles et aryballes

Stigiles et aryballes ; matériel d'entraînement



photo MT -2004

Entraînement général

Si tous les hommes en âge de s'entraîner ne manquent pas de fréquenter la palestre, l'entraînement des athlètes de haut niveau demeure en partie différent et bien plus rigoureux.
L'athlète qui va participer aux jeux olympiques doit d'abord se préparer pendant dix mois dans sa ville natale. Puis, un mois avant les jeux, il rejoindra Elis pour un entraînement particulier de 30 jours.

Pour cet entraînement, les jeunes gens disposaient d'un matériel qu'on voit sur de très nombreux vases : disque (dans son sac), haltères, pioche pour arranger la piste, baguettes pour mesurer...

 

Entraînement particulier

Pendant cette dernière période, les athlètes reçoivent tous la même nourriture, du moins jusqu'au 5ème siècle ; ils dorment à même le sol sur des peaux de bêtes.
Les entraîneurs n'ont plus le droit d'intervenir et ce cont alors les hellanodices qui veillent à tout et punissent, rudement parfois, les athlètes pour tout manquement. Ce sont encore eux qui effectuent le choix final des athlètes qui auront l'honneur de concourir.

Lucien
Anacharsis

Entraîneur

©Texteimage.com
Photo E. Lessing

Les entraîneurs

 

De nombreux médecins, notamment Hippocrate et Galien, eurent à s'opposer à ces entraîneurs qui se souciaient plus des performances que de la bonne santé des athlètes. Galien écrit que "ceux qui ont échoué sur les pistes du stade deviennent entraîneurs" ; certains mêmes se lancent dans la rédaction d'opuscules sur les massages ou la santé.


Texte

Galien

Athlète et pédagogue

photo MSM - 2004

   
 

Bibliographie

Dr G. RIGATOS, Athlétisme et santé, la santé par le sport, traduction et notes par F.-J. Herr, Revue O Lychnos, n° 98, janvier 2004Ep. 30-33 et n° 99, avril 2004p. 45-49.
L'article évoque notamment les figures d'Ikkos de Tarente et d'Hérodicos de Mégare que Platon évoque à plusieurs reprises (Platon, République, III, 406b, Protagoras 316e et Phèdre 227d)

 

 

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