Homère
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Buste d'Homère |
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Texte 1 La course de chars (v.262-650) texte grec - texte français - bilingue Texte 2 texte grec - texte français - bilingue texte grec - texte français - bilingue Texte 4 texte grec - texte français - bilingue Texte 5 texte grec - texte français - bilingue Texte 6 texte grec - texte français - bilingue Texte 7 texte grec - texte français - bilingue |
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J.L.David Les funérailles de Patrocle ©[Louvre.edu] Photo RMN Michèle Bellot |
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| 1. La présentation de l'épreuve de la course de chars est la plus longue. On peut y admirer l’art du poète à nous présenter tantôt le point de vue des coureurs, tantôt celui des spectateurs. La qualité du mouvement, l’art de relever le récit par les péripéties ne voilent pas la signification plus grave qui apparaît et qui concerner la morale des Jeux. 2. La lutte entre Ulysse et Ajax se compose de deux mouvements, l’un s'appuie sur la force pure qui tente de “faire plier” l’adversaire, l’autre montre les lutteurs tenter d’”enlever” l’adversaire pour ensuite le faire basculer. Le récit est sobre, et la description des mouvements assez précise. Chaque héros montre ses qualités propres dans cette lutte. 3. La course à pied voit se lever des concurrents qui ont déjà lutté dans d’autres concours Ulysse et Antiloque. L’humour ne manque pas dans ce récit , lorsque Ajax glisse sur la bouse de bœufs et qu’il comprend que c’est Athéna, la protectrice d’ Ulysse qui l’a fait trébucher. On notera encore une fois l’”intelligence” d’ Ulysse qui court juste dans les traces de son adversaire , et la fine notation du poète lorsqu’il indique que pour rendre de la force à son favori la déesse lui assouplit “ses jambes “ et “ses bras montrant par là une science sûre de l’art de la course. 4. Le combat en armes est plus étonnant, et l’on comprend pourquoi les spectateurs arrêtent très vite le combat. Il a été très controversé et l’ont été jusqu’à dire que les trois derniers récits “rivalisaient d’absurdité et d’obscurité”.Il faut noter cependant que ce n’est pas un combat à mort, mais “au premier sang” comme dans les anciens tournois. Ainsi comprend-on mieux ce que ce type de combat a d’aristocratique. Car il peut devenir mortel - et ce risque lui donne toute sa valeur (1) 5. Le lancer de disque, malgré les nombreux hapax de langue1 ne pose pas de problème majeur. Le récit est sans doute ici plus plat. Mais il prend tout son intérêt par les notations secondaires, l’enthousiasme du public, et les comparaisons qui rappellent sans doute que ces Jeux ont une origine plus “populaire”. MM. Chantraine et Goube notent que ces concours n’appartenaient pas aux épreuves essentielles des Jeux. Le lancer du disque est cependant un des motifs les plus représentés sur les vases ; et, dans la sculpture, il a permis de créer les admirables discoboles que l’on peut voir au Musée des Antiquités de Rome.
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| Nous remarquerons
également quelques différences essentielles entre ces Jeux
et ceux organisés à Olympie.
D’une part nous trouvons une différence dans les prix offerts par Achille , “en l’honneur” de son ami disparu. Ces prix n’ont ici rien de symbolique, ils sont même évalués avec une rare précision un trépied qui vaut “douze bœufs” et une femme “estimée quatre bœufs” pour la lutte ; un cratère ciselé en argent, un bœuf gras et un demi-talent d’or pour la course à pied ; un équipement complet pour le combat ; un bloc de fer pour le lancer du disque. C’est d’ailleurs avec avidité que les héros s’emparent du prix et l’emportent ou le font emporter par leurs hommes. D’autre part il s’agit d’un concours limité à quelques-uns. Le nombre des athlètes est ici de quatre au maximum ; pour les combats, deux hommes seulement concourent. Ils sont considérés comme les “champions” de leur contingent ; et leur valeur n’est guère contestée. Pourtant quelques-uns sont des figures de second plan dans l’Iliade. Enfin on pourra s’attacher au personnage d’ Achille dans ces extraits. Il est à la fois celui qui suscite les Jeux, qui arbitre, tranche les différents, et récompense chacun selon son mérite. Il fait preuve ici d’une sagesse qu’on ne lui connaît pas toujours.
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| (1)On trouvera dans l’édition de MM. Chantraine et Goube du chant XXIII de l’Iliade , parue au PUF, une étude très précise de ce texte. | ||||
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Bibliographie Jacqueline de Romilly, Homère, PUF, 1985, collection Que
sais-je? 2218 Cambiano, G., Devenir homme, dans L'Homme grec,
sous la direction de Jean-Pierre Vernant, Seuil, 1993, p. 124 et suivantes. L' Iliade et l'Odyssée : texte, traduction,
commentaires et illustrations sur le site |
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