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La Pnyx vue du sud-est ( Photo MSM)
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L'Assemblée des citoyens n'a rien de spontané ou d'improvisé.
Le calendrier, l'ordre du jour, les débats et les votes font l'objet
d'une préparation et d'une surveillance rigoureuse.
L'essentiel du
travail de préparation est effectué par le Conseil des 500
ou plus exactement par la tribu qui exerce à ce moment-là
la prytanie, soit un dixième de ses membres. Ces cinquantes bouleutes
fonctionnent comme un bureau. Ils rédigent des προβουλεύματα
(probouleumata, propositions de décrets), chaque probouleuma
étant soumis ensuite à la discussion et au vote de l'Assemblée.
C'est la base des débats, la discussion donnant ensuite lieu le
plus souvent à des amendements avant de faire l'objet d'un vote.
Les débats
sont menés par l'épistate
qui doit veiller au bon déroulement de la séance, à
l'égalité de parole et à la régularité
du vote. Il est secondé dans sa tâche par les prytanes en
activité.
La discussion des
probouleumata compose l'essentiel de l'ordre du jour, mais chaque
citoyen peut, iségorie oblige, formuler
sa propre proposition. Les initiatives personnelles sont autorisées
et même encouragées, iségorie oblige, mais doivent
au préalable passer par le filtre du Conseil qui rédigera
un nouveau probouleuma avant de le soumettre au vote lors d'une
session ultérieure, s'il lui apparaît que la proposition
n'est pas contraire à l'esprit des lois.
Au fil du temps,
l'Assemblée prend de plus en plus d'importance et ses pouvoirs
s'accroissent. Au IV° siècle, la présidence de l'Assemblée
n'est plus assurée par les prytanes en exercice mais par un groupe
de 9 proèdres qui ont davantage un rôle d'huissier. Le bureau
perdant de son importance, les débats se font plus houleux. C'est
sans doute pour cette raison que la protection de l'orateur doit être
assurée physiquement. On constate aussi que les décrets
émanant d'initiatives individuelles se font plus nombreux, ce qui
semble indiquer que la vigilance du Conseil s'amoindrit ou que l'Assemblée
passe outre ses recommadations.
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