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La citoyenneté à Athènes était avant tout
un privilège. Si l'on en juge d'après les nombreux procès
qui ont émaillé la période démocratique, ce
statut était enviable et, malgré les contraintes qu'il imposait,
les Athéniens y sont restés très attachés,
jusqu'à la défaite devant
l'armée macédonienne.
Les obligations
étaient pourtant beaucoup plus prenantes que pour le citoyen moderne.
Un Athénien, tout au long de son existence, devait consacrer une
grande partie de son temps à la vie politique. Il ne s'agissait
pas seulement de participer à des élections mais de gouverner
effectivement et directement sa cité. Il fallait assister aux séances
de l'Assemblée du peuple quatre fois
par mois et, le Conseil des Cinq-Cents étant
renouvelé tous les ans, chacun était assuré de devoir
consacrer au moins une année de sa vie à siéger au
Bouleuterion. On voit à quel point les droits politiques
du citoyen étaient étendus mais on mesure aussi les contraintes
que cela devait entraîner.
La citoyenneté ne s'arrêtait
pas au seul exercice des pouvoirs exécutifs et législatifs.
Le système judiciaire mis en place par la réforme de Clisthène
était très lourd et chaque citoyen athénien avait
aussi le droit et le devoir de siéger comme juré au tribunal.
La religion faisant partie de la politeia,
les citoyens se trouvaient parfois investis de droits et de devoirs religieux,
chose difficile à comprendre pour nos sociétés dans
lesquelles la religion appartient à la sphère privée.
A Athènes, on pouvait être désigné prêtre
à l'issue d'un tirage au sort.
Les citoyens avaient aussi des obligations
militaires et, pour certains, financières.
La citoyenneté faisait l'objet
de contrôles rigoureux, tant pour y accéder que pour l'exercer.
Il faut noter enfin qu' Athènes, sans essayer des réduire
les inégalités de naissance ou de fortune, en avait pris
acte en mettant en place les dédommagements financiers nécessaires.
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